13.07.2008
Hubert Védrine-Livre blanc de la défense
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19.06.2008
NON en Irlande : Débat Lamassoure/NDA
12:05 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nda irlande, non irlandais
16.05.2008
Europe et Nouvel Ordre Mondial: La décomposition des nations

" La deuxième moitié du XXe siècle aura été fondée sur un paradoxe. Des générations d'hommes politiques ont parlé de la " construction européenne " mais il semble s'agir d'un objectif qui, comme l'horizon, s'éloigne au fur et à mesure que l'on avance. En fait, avec les années qui passent, on assiste à la déconstruction, à la destruction des nations, sans que rien ne vienne les remplacer. Et l'on peut même se demander, hypothèse encore plus terrible, mais vraisemblable, si " faire l'Europe " ne consiste pas, en fait, à détruire les nations. L'historien allemand Rudolf von Thadden l'avait dit sans prendre de gants : " Pour faire l'Europe, il faut défaire un peu la France ". La construction européenne fut fondée, dès l'origine, sur l'idée d'une renonciation à l'exercice de la souveraineté, sous prétexte que certains pays européens, l'Allemagne, en particulier, avait cédé, entre 1914 et 1945, au vertige de la puissance. On avait libéré les nations mais pour, aussitôt, les démanteler à nouveau. Confondant la puissance et la souveraineté, on s'imaginait que l'équilibre des puissances passait désormais par l'abolition des souverainetés. Comme le montre Pierre Hillard, jeune et brillant connaisseur de l'Allemagne et des affaires européennes, on a, par cette politique de gribouille, permis à des forces fascistes et impériales de revenir sur le devant de la scène. Son nouvel ouvrage est l'occasion, pour lui, d'élargir le champ de son enquête : derrière le morcellement territorial des Etats, on ne retrouve pas seulement des organisations héritières du national-socialisme et des mouvements ethno-racistes, largement décrits dans son Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l'Europe : on recense, en fait, de multiples courants qui, de la droite à la gauche, militent pour la destruction des nations et, quelquefois consciemment, font le jeu de la mondialisation économique et politique, qui est, en fait, le produit du basculement des Etats-Unis d'Amérique dans l'impérialisme, comme l'avouent ouvertement les idéologues du gouvernement Bush. Pierre Hillard montre comment l'atlantisme, qui n'avait plus de raison d'être après la fin de la guerre froide, est devenu l'instrument de ce " mondialisme " que prônait, dès son élection à la présidence de la République, le père de l'Europe actuelle, Valéry Giscard d'Estaing. Chercheur scrupuleux, Pierre Hillard reconstitue un certain nombre de réseaux et identifie les fondations qui, en Europe et aux Etats-Unis, s'emploient à saper les principes mêmes de la souveraineté des Etats, au nom des droits des minorités et au service du capitalisme prédateur qui caractérise notre époque, toutes ces tendances faisant le jeu de l'hégémonie américaine. Une hégémonie que Zbigniew Brzezinski décrivait, en 1997, dans un cadre spenglerien : la vocation américaine est désormais de contrôler l'Eurasie, pour réaliser l'empire occidental. C'est la logique mortifère d'une Europe carolingienne à la fois impuissante diplomatiquement et ravagée par les désordres économiques qu'engendre l'ordre américain pour détruire la seule Europe possible, celle des souverainetés pleinement exercées par des Etats nationaux, coexistant dans la paix et la prospérité. L'auteur de ce livre s'affirme de plus en plus, en effet, comme un observateur très précieux de la politique internationale. La clarté et la précision de ses analyses sont le meilleur antidote aux tours de passe-passe idéologiques dont se servent les manipulateurs de la démocratie. "
" La deuxième moitié du XXe siècle aura été fondée sur un paradoxe. Des générations d'hommes politiques ont parlé de la " construction européenne " mais il semble s'agir d'un objectif qui, comme l'horizon, s'éloigne au fur et à mesure que l'on avance. En fait, avec les années qui passent, on assiste à la déconstruction, à la destruction des nations, sans que rien ne vienne les remplacer. Et l'on peut même se demander, hypothèse encore plus terrible, mais vraisemblable, si " faire l'Europe " ne consiste pas, en fait, à détruire les nations. L'historien allemand Rudolf von Thadden l'avait dit sans prendre de gants : " Pour faire l'Europe, il faut défaire un peu la France ". La construction européenne fut fondée, dès l'origine, sur l'idée d'une renonciation à l'exercice de la souveraineté, sous prétexte que certains pays européens, l'Allemagne, en particulier, avait cédé, entre 1914 et 1945, au vertige de la puissance. On avait libéré les nations mais pour, aussitôt, les démanteler à nouveau. Confondant la puissance et la souveraineté, on s'imaginait que l'équilibre des puissances passait désormais par l'abolition des souverainetés. Comme le montre Pierre Hillard, jeune et brillant connaisseur de l'Allemagne et des affaires européennes, on a, par cette politique de gribouille, permis à des forces fascistes et impériales de revenir sur le devant de la scène. Son nouvel ouvrage est l'occasion, pour lui, d'élargir le champ de son enquête : derrière le morcellement territorial des Etats, on ne retrouve pas seulement des organisations héritières du national-socialisme et des mouvements ethno-racistes, largement décrits dans son Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l'Europe : on recense, en fait, de multiples courants qui, de la droite à la gauche, militent pour la destruction des nations et, quelquefois consciemment, font le jeu de la mondialisation économique et politique, qui est, en fait, le produit du basculement des Etats-Unis d'Amérique dans l'impérialisme, comme l'avouent ouvertement les idéologues du gouvernement Bush. Pierre Hillard montre comment l'atlantisme, qui n'avait plus de raison d'être après la fin de la guerre froide, est devenu l'instrument de ce " mondialisme " que prônait, dès son élection à la présidence de la République, le père de l'Europe actuelle, Valéry Giscard d'Estaing. Chercheur scrupuleux, Pierre Hillard reconstitue un certain nombre de réseaux et identifie les fondations qui, en Europe et aux Etats-Unis, s'emploient à saper les principes mêmes de la souveraineté des Etats, au nom des droits des minorités et au service du capitalisme prédateur qui caractérise notre époque, toutes ces tendances faisant le jeu de l'hégémonie américaine. Une hégémonie que Zbigniew Brzezinski décrivait, en 1997, dans un cadre spenglerien : la vocation américaine est désormais de contrôler l'Eurasie, pour réaliser l'empire occidental. C'est la logique mortifère d'une Europe carolingienne à la fois impuissante diplomatiquement et ravagée par les désordres économiques qu'engendre l'ordre américain pour détruire la seule Europe possible, celle des souverainetés pleinement exercées par des Etats nationaux, coexistant dans la paix et la prospérité. L'auteur de ce livre s'affirme de plus en plus, en effet, comme un observateur très précieux de la politique internationale. La clarté et la précision de ses analyses sont le meilleur antidote aux tours de passe-passe idéologiques dont se servent les manipulateurs de la démocratie. "
22:01 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, euroregions, federalisme
15.05.2008
Menace sur notre capacité militaire, par le général Thomann

“A quelque temps de la sortie du Livre blanc sur la sécurité et la défense, l’inquiétude et le malaise grandissent dans une armée de terre vouée, selon un procédé désormais bien établi, à payer l’essentiel de la note que devra régler une Grande Muette considérée une fois de plus comme une variable d’ajustement de notre politique budgétaire.
(…)
compte tenu du piètre état de nos finances et sous la pression des lobbies aéronautique, naval et nucléaire, les propositions de la commission s’orientent vers une réduction drastique des capacités déjà souvent résiduelles de nos forces terrestres.
On peut à ce propos s’étonner de ce que cette instance ne comporte quasiment pas de militaires pour un sujet qui les concerne directement : cet exercice majeur pour notre futur a sans doute scellé le primat absolu du haut fonctionnaire civil sur son homologue militaire, ravalé au rang de technicien aux avis secondaires. (…)
Ainsi, au moment même où nos amis américains et britanniques, tirant les enseignements des opérations dans lesquelles ils payent le prix du sang, intensifient leur effort de défense au profit de leurs forces terrestres, nous nous apprêtons à prendre le chemin inverse en réduisant leur format et en n’assurant pas le renouvellement de matériels à bout de souffle ; ces derniers ont sans doute le tort de ne pas coûter assez cher pour qu’on en parle dans les instances gouvernantes et industrielles.(…)
Si ces propositions sont suivies, l’armée de terre, qui ne pourra même plus remplir les gradins du Stade de France, sera vouée à jouer les auxiliaires des Anglo-Saxons.
Tout cela n’ira pas sans mal, car l’exemple, payant, de la gendarmerie en 2001 a laissé des traces profondes ; officiers, sous-officiers et soldats accepteront de moins en moins les promesses - non tenues - de lendemains meilleurs tant pour les conditions d’exercice de leur mission que pour leur condition personnelle. Comme ils sont encore disciplinés, nombre d’entre eux, et comme toujours les meilleurs, voteront avec leurs pieds et iront mettre leurs talents au service d’autres causes mieux considérées et plus gratifiantes.(…)
(source: le Monde)
13:22 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : otan, ue, afganisthan, irak, bush, livre blanc défense
20.04.2008
URSS=Union Européenne
22:44 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ue=urss
13.04.2008
Nos jeunes ne sont plus dupes, mais il leur faut encore croire en l'avenir !
Par Nicolas Dupont-Aignan, jeudi 10 avril 2008
L’amphi était plein à craquer. Les questions furent très nombreuses. Dans ce milieu réputé très acquis au fédéralisme pur et dur, j’ai perçu un vrai doute sur l’Union européenne. Elisabeth Guigou a été sérieusement chahutée sur son refus du référendum. Son catéchisme sur l’Europe sociale n’a pas vraiment convaincu les étudiants.
Les résultats de la dégringolade économique - euro cher, délocalisations, moins disant social - commencent à ouvrir les yeux des plus europhiles.
Les jeunes doutent, c’est clair. Ce n’est pas d’ailleurs une vraie surprise : lors du référendum de 2005, contrairement à celui de 1992, ce sont les jeunes qui ont voté non.
Pour autant, ces jeunes de Sciences Po m’ont paru incapables d’imaginer un volontarisme politique national et européen comme s’ils avaient baigné depuis toujours dans l’esprit de résignation. L’un d’entre eux, l’air triste, m’a dit à la fin : « Mais que peut-on faire ? Nous sommes tout petits ». Oui, cette triste rengaine de la France trop petite a porté tel le ver dans le fruit. Ces étudiants, pourtant en cursus à Sciences Po, ne pensent pas qu’un pays comme le nôtre puisse encore maîtriser notre destin. Mais si la jeunesse de la 5ème puissance mondiale ne croit plus en la capacité du politique de bâtir un monde meilleur, que peut donc bien dire celle des autres pays !
En vérité, le mythe de substitution européen et l’inaction des élites nationales participent de la même démission collective. Et j’ai envie de dire à cette jeunesse qui voudrait bien croire mais cède au désenchantement, voire à la résignation : ne cédez plus car vous donnez raison à ceux qui en haut lieu ne cessent de vous décourager pour pouvoir se dire indispensables et asséner leurs politiques injustes ! Souvenez-vous de ce que disait de Gaulle à propos du doute, « ce cancer de l’âme » ! Ressaisissez-vous, l’Histoire est toujours en marche, elle est seulement confisquée par ceux qui ont intérêt à la faire sans vous, à transformer le peuple en une plèbe de consommateurs résignés, à vous priver de votre qualité de citoyen, c'est-à-dire d’homme libre et responsable. Alors c’est vrai, le succès n’est jamais garanti lorsqu’on agit, mais soyez sûrs que sans volonté le pire est toujours au rendez-vous…
A cet égard, je ne regrette pas un instant d’avoir voté la motion de censure. Car comment imaginer construire une défense européenne en acceptant d’emblée de la placer sous la tutelle, même implicite, des Etats-Unis ? Contresens total, dans la mesure où la défense ne peut être qu’au service des valeurs, des intérêts supérieurs de ceux qui la financent et surtout de ceux qui risquent leur vie pour elle.
C’est pourquoi l’engagement supplémentaire de soldats français en Afghanistan, sans aucune révision de la gestion du conflit sur place, prouve que le Président est déjà dans la logique d’allégeance aux Etats-Unis : il engage la France dans une guerre qui ne peut être aujourd’hui la sienne, comme le démontre la manière catastrophique dont elle est menée. C’est précisément ce qu’avait toujours refusé le Général de Gaulle, à très juste titre. Servirait-il à quelque chose de suggérer au président de la République la lecture du discours de Phnom Penh ?
Souhaitons surtout que le gouvernement n’ait pas bientôt à se rendre sur le tarmac de nos aéroports pour rendre les honneurs à de nouvelles dépouilles de nos soldats, sacrifiés dans ce guêpier absurde ! S’il devait hélas en être ainsi, je doute que la majorité parlementaire, oublieuse de la leçon d’indépendance du Général de Gaulle, soit aussi enthousiaste que pendant le discours du Premier Ministre !
En vérité, la France ne pourra se redresser que lorsque l’on lui présentera un discours d’indépendance, d’effort et de coopération avec ses voisins. Cela signifie une autre politique nationale, une autre politique européenne. A nous de préparer l’une et l’autre. Les évènements, quant à eux, se chargeront d’accélérer la décomposition politique française pour passer, enfin, à une nouvelle étape.
18:40 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nda, dupont aignan, jeunesse


